LOVE CHEF : le prologue, la mise en bouche !

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En novembre, on s’aimera sur les fourneaux, au sens propre comme au figuré ; vous commencez à me connaître…
J’ai le plaisir de vous présenter la scène d’ouverture de ce roman qui paraîtra le 25 novembre 2016, chez mon éditeur, dans la collection BLACK MOON ROMANCE. Feu !

Résumé : « Santa a vingt-trois ans. Corse, les cheveux violets, loin d’avoir la langue dans la poche, elle est une candidate remarquée de « Chef !», l’émission de télé-réalité culinaire qui couronnera meilleur jeune chef de l’année l’un de ses neuf participants. Et elle a toutes ses chances : depuis qu’un magnat de la gastronomie l’a prise sous son aile et l’a formée au métier, elle est sous-chef d’un prestigieux restaurant. Mais sur le plateau, Santa réalise que ce genre de compétition n’est pas fait pour elle : trop d’esbroufe, de coups bas, d’artifices… Jusqu’à ce que l’une des épreuves de « Chef ! » l’oblige à collaborer avec un candidat  argentin très sûr de lui, doué, et particulièrement sexy : Rafael. Fasciné d’emblée par Santa, impressionné par sa technique et sa concentration, Rafael brûle de savoir qui se cache derrière la jeune femme excentrique et secrète. Certainement parce qu’elle représente pour lui un délicieux fruit défendu, la seule femme de l’émission qu’il n’a pas le droit d’approcher… »


PROLOGUE

Rafael

« — Rafael, défense de…

Trop tard.

Les grands yeux bleus me foudroient tandis que je jette dans la sauce les copeaux de chocolat. Elle ne me pensait pas si près d’elle.

Je balance sur le comptoir la plaquette que je suis parti chercher et m’écarte vite. Sa moue agacée me file de nouveaux coups au cœur. C’est comme si on me l’arrachait, palpitant comme jamais, et qu’on l’écrasait avec les pieds en hurlant : « traître ! ». Ou connard, au choix.

— Je ne cherche pas à goûter trois fois, ou même vingt, je recommence !

Je l’arrête aussitôt :

— Non, essaie !

— Essaie quoi ?

— De trouver un nouvel équilibre. Ajoute un peu de tabasco.

Elle me fixe, l’air suspicieux.

— Je croyais qu’on recommençait quand on avait tout gâché ? marmonne-t-elle en tentant de faire remonter à la surface de son mélange l’ingrédient qui manquait.

— Je n’ai rien gâché du tout.

Mais si, pauvre con, tu as tout gâché en décidant de te faire cette fille. Tout. Tu mérites donc que tout t’échappe aujourd’hui.

Sans cesser de tourner une spatule dans la casserole, Santa se hisse sur la pointe des pieds pour saisir l’écumoire, dans le lavabo.

Ma chemise se retrousse, sur ses fesses.

Ses fesses qui tiennent à peine dans sa culotte rose, à cœurs encore plus roses que ses cheveux.

— Ma mère t’aurait tordu le cou si tu avais osé mettre le nez dans sa sauce tomate !

— Et toi, Rainbow, tu vas faire quoi ?

Elle renonce à rattraper la sauce.

Elle se retourne, les mains sur les hanches, et préfère s’en prendre à moi.

Ma chemise remonte encore ; sur ses cuisses, cette fois. Mon royaume pour ces putains de cœurs roses… La crème des shoots, le graal des pervers dans mon genre. Je suis quoi, d’abord ? Un fétichiste des arcs-en-ciel ? Des sirènes ? Des filles adorables ?

Elle penche la tête, navrée, puis pointe la spatule vers moi, encore plus furieuse.

— Je laisse tomber.

Je déglutis.

— Tu laisses tomber quoi, au juste ?

Ça y est ? C’est elle qui vient à notre secours avant qu’on aille droit dans le mur ? Tout ça parce que je suis incapable de m’éloigner d’elle…

— Tu te démerdes avec la bouffe, Raf Magic de mes fesses !

Ah, juste ça. Est-ce que je suis soulagé ?

Elle croise les bras sur ses seins, emprisonnant au passage de longues mèches bouclées. Roses.

Je ne sais plus très bien à quel moment elle m’a eue. À Venise ? Au Droz ? Il y a dix jours ? Il y a deux secondes ?

— Ça tombe bien, c’est mon job.

— Parfait. Démerde-toi, alors, lance-t-elle, l’air de s’en foutre.

Mais je ne veux pas qu’elle s’en foute. S’il y a bien une chose que je refuse depuis peu, c’est que quelqu’un comme elle s’en foute.

C’est pour cela que la rejoins, et que je fais la seule chose qui me donne l’impression d’oublier dans quel pétrin je ne nous ai fourrés ; je l’embrasse.

Adieu veau, vengeance, vanité.

Elle répond avec la même fougue, parce qu’elle a besoin de la même chose pour se rassurer.

— On ne va pas manger de sitôt… gémit-elle.

— On mangera à ma façon, c’est toi qui viens de le décider.

— Tu fais chier, Rafael…

Je sais.

— Tu fais chier aussi, avec tes secrets, répète-t-elle plus faiblement. Tu sais ça ?

Elle m’arrache à son visage, en tenant fermement une poignée de mes cheveux. Ses yeux disent : « …mais continue quand même, je t’en prie. »

— Ouais, je sais, Santa…

Pardon.

Je soupire, mais j’ai déjà ouvert trois boutons de la chemise qu’elle m’a piquée avant de sortir du lit. Je secoue la tête, mais les manches glissent sur ses bras. Ses seins sont dans mes paumes, mes pouces frottent les cheveux roses sur sa peau mate et douce comme du velours, sur ses tétons souples et délicieusement tièdes.

Je crois entendre la sonnerie de mon téléphone, au loin.

— Encore ton portable… Tu devrais répondre.

Mon putain de portable, que fait sonner mon putain de patron.

— Non, d’abord les cœurs…

Les cœurs qui tombent sur le carrelage en même temps que la spatule. Sa langue a gardé la saveur de la sauce tomate, je me traite de taré en songeant que je n’ai jamais rien goûté de si délicieux dans la bouche d’une fille, et à cinq heures du matin en plus…

Santa grogne, Santa exige que mon tee-shirt foute le camp et je m’exécute, parce que c’est elle qui me tient et pas le contraire, malgré les apparences.

— On va où, Rainbow ?

— On est chez toi, non ?

— Je sais qu’on est chez moi… je grogne, presque agressif.

Elle est surprise mais ne se démonte pas.

— Le plan de travail ?

Après le lit, le canapé et la table du séjour…

Ouais, le plan, c’est bien. Je ne comprends pas pourquoi nous n’y avons pas pensé plus tôt.

Je la soulève et l’y installe. Elle se cambre quand je l’attaque à nouveau, ma bouche prend tout, de peur qu’il n’en reste pas une miette, même si je pense qu’elle ne laissera pas tomber ce soir. Mais demain, si elle sait…

— Ouvre la bouche, l’arc-en-ciel !

Elle fronce les sourcils pendant que je saisis d’une main la plaquette de chocolat, le déballe, le casse, puis fais glisser sur ses lèvres un carré. Un grand cru de Colombie, très corsé. Santa le capture en même temps que mon index avec sa langue, et aspire. Je frissonne ; et si ce n’était pas mon doigt dans sa bouche…

—  C’est pas si mauvais que ça, ronronne-t-elle.

Parce que je l’ai choisi pour toi, querida.

— Parfait. Maintenant, laisse-moi cuisiner, l’arc-en-ciel…

Elle obéit et écarte les cuisses en se léchant les babines. Sa colère a fondu depuis mon arrivée…

Je la reprends dans mes bras ; elle m’avait manqué. Elle me manquera quand elle connaîtra la vérité.

— Si tu savais, Rainbow… je chuchote dans son oreille au moment où elle déboutonne mon jean.

— Si tu me disais, Rafael… articule-t-elle, hors d’haleine, sur ma joue.

Hic et nunc.

Je pourrais lui dire, ici et maintenant. Ou avant qu’elle me quitte. Ou ce soir, sur le quai de la gare du Nord. Puis je partirai, ou c’est elle qui partira. Désintégration de la dream team, de son monde, de mon coeur. C’est ce qui arrivera.

Mais il faut que je parle, putain ; je ne suis pas un lâche, moi. »

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La mise en bouche vous intrigue ? 😉 C’est un roman qui ne vous fera pas prendre un gramme, je vous le garantis ! Je décline toute responsabilité s’agissant du reste, en revanche… Merci, et à bientôt ! 

 

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8 réflexions au sujet de « LOVE CHEF : le prologue, la mise en bouche ! »

  1. Mais …. Mais…. Mais…. ton intention est sans doute très louable à n’en pas douter mais nom d’un canard à trois pattes c’est douloureux quand on arrive à la fin sans avoir la suite. Ta plume fait et va encore faire des ravages dans nos cœurs d’artichauts en nous donnant comme toujours archi chaud <3

  2. Alors là!
    Comment dire?
    C’est intrigant, plus que tentant et même un peu cruel de nous faire ça!
    Vivement la sortie de ce nouvel opus, qui sera, à n’en pas douter, comme ses prédécesseurs, c’est à dire un bijou!
    En tout cas, ça met l’eau à la bouche ce prologue. Et je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’il va encore nous donner chaud ce cher Rafael ;-). Et que Santa est une héroïne comme on les aime! Bref vivement la sortie 😀

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