C comme Cheri, R comme… Romance !

Vous connaissez Ella, je vous présente Cheri !

CHERI

« J’ai la surprise d’arriver en même temps que Cheri Myers au Country Club. Elle s’entraîne aujourd’hui, pour se préparer à affronter sa nouvelle adversaire demain. Natalia Azarova, une Russe. Je suis maudite.

— Ella, comment allez-vous ? me salue-t-elle avec plus d’entrain qu’hier.

La théorie qui dit que Myers se métamorphose en une fille insouciante quand Anderson ne rôde pas à proximité est encore une fois vérifiée.

— Aussi bien qu’on peut l’être quand on est logé dans un palace.

— Ah, on s’y fait vite, vous verrez, rit-elle.

Nous entrons dans le grand hall et nous dirigeons vers l’aile qui abrite les accès aux coulisses. Là où les joueurs peuvent à la fois se changer et être soignés.

— Vous ne rentrez pas souvent chez vous ?

— Ça devient de plus en plus rare, répond-elle non sans nostalgie. Peut-être après Wimbledon… En attendant, il y a Skype ! Je prends ma dose de chaleur quotidienne tous les jours !

Nous descendons dans les sous-sols. J’ai suivi Myers sans lui en demander la permission, elle ne paraît pas s’en offusquer. Nous croisons des journalistes, des joueuses et des joueurs que la Lionne salue avec plus ou moins de distance. Je ne les reconnais pas tous et en ai honte. Il y a tout de même Jackson Ring, dégoulinant de sueur et fier comme un paon, qui s’attarde plus longtemps, à la manière de Novikov, hier. Le sourire de Cheri s’efface.

Lorsque nous reprenons notre marche dans le labyrinthe, je lance l’interrogatoire :

— Qu’est-ce que vous faites quand vous ne jouez pas, Cheri ?

Elle se retourne, ranimée, et m’adresse un clin d’œil.

— Venez, se contente-t-elle de répondre. Nous avons un peu d’avance.

Nous arrivons devant une salle de soins. Les lettres sur la plaque en métal apposée sur la porte brillent d’un bel éclat doré.

Nous entrons. Cheri écrase sur le sol le sac à dos qu’elle portait sur une épaule. J’aurais pu la confondre avec une lycéenne si nous nous étions trouvées ailleurs. Elle porte un mini-short noir, qui met en valeur ses longues jambes bronzées, et un polo rose pâle. Avec son sourire éclatant de blancheur et sa mine réjouie, elle me fait penser à une célèbre poupée blonde. L’énorme poitrine en moins.

— Ce que je fais en dehors des courts, alors ?

— Ça m’intéresserait.

Je deviens plus attentive.

— Je voyage beaucoup. Je passe des heures dans les avions, dans les aéroports et les hôtels.

Elle s’accroupit et plonge la main dans son sac à dos, pour en tirer ce qui me semble être, à première vue, une liseuse.

— Voilà comment je passe le temps ! s’exclame-t-elle.

Je souris, amusée par sa candeur. C’est une autre Cheri qui se dévoile.

— Qu’est-ce que vous aimez lire ?

Elle rougit, se racle la gorge et range vite l’objet. Je me permets d’insister, bien trop intriguée par son comportement suspect.

— Alors ?

— Vous me promettez que vous ne rirez pas ?

— Non ! Mais dites-moi !

— Vous me promettez que vous ne le répéterez pas aux autres ? continue-t-elle plus méfiante.

— À qui voulez-vous que je le répète ?

Je ne connais personne ici en dehors de Luka, de Diane. Ah, et de Novikov aussi…

— Bon, okay…

Qu’elle est jeune à cet instant-là…

— Alors… Est-ce que vous connaissez Christian Grey ?

— Ce n’est que ça ? Vous m’avez fait peur, Cheri !

— Vous connaissez alors ?

— Oui, évidemment.

— Vous avez aimé ?

— À ma manière… J’ai une interprétation particulière du texte.

Joker !

— Vous m’expliquerez ?

— Si vous voulez, un jour ! Alors, vous aimez la romance ?

— Voilà ! lâche-t-elle triomphante, et soulagée que ce soit moi qui l’ai dit.

— Qu’est-ce qu’il y a de gênant ?

— Les autres… commence-t-elle moins enjouée.

— Vous parlez des joueurs ?

— Oui… Ils échangent leurs points de vue sur des thrillers ou des romans fantastiques. Quand ce n’est pas sur de la littérature classique…

Cheri Myers en position d’infériorité. La journaliste sort son dictaphone invisible.

— Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es.

— C’est de qui, ça ? me questionne-t-elle avec curiosité.

— C’est de moi et ça ne tient pas. Faites-moi confiance. Ma sœur dévore ce genre de littérature aussi, et c’est une fille très intelligente.

— Et vous ?

— Je n’ai pas pris le temps d’approfondir le sujet. Il paraît qu’il y est question d’amour plutôt que de sexe.

— C’est vrai. Ça met du baume au cœur quand on en manque.

— D’amour ?

— De sexe, aussi ! ricane-t-elle. »

JEU SET MATCH #1 Principessa
Battista TARANTINI – BLACK MOON Romance

 

Cheri la championne est une des nôtres ! Vous découvrirez à quel point, en avril… 😉 Je vous parle du docteur, la prochaine fois ? L comme…
Je vous embrasse <3 MERCI !

 

 

11 réflexions au sujet de « C comme Cheri, R comme… Romance ! »

  1. J’adore ! Je me retrouve totalement dans cette description ! Moi non plus je ne dis pas autour de moi que je lis ce genre de livres…. Le peu qui savent, beaucoup d’entre eux rigole et estime que ce n’est pas de la littérature… 🙁 Alors c’est mon petit secret, mon monde à moi…Et j’adore ça ! 🙂

  2. J’aime bien chéri elle a l’air plus sensible que son surnom pourrait le faire penser 🙂 hâte d’avoir un prochain extrait gros bisous à toi :-* <3

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