Above All, mon rêve hollywoodien

Cela faisait quelques temps que j’avais envie de rédiger un billet sur le pourquoi et le comment d’Above All. Et puis l’été, ce nouveau manuscrit… Et ces corrections que je viens tout juste d’achever ont eu raison de mon inspiration sur le sujet. Je constate d’ailleurs que j’éprouve le besoin d’écrire sur ma production dès que je mets fin à une relecture. Est-ce que je ne commencerai pas à devenir un peu écrivain ?

On m’a demandé à plusieurs reprises pourquoi je n’avais pas choisi de faire évoluer Miss Météo sur un porte-avions tricolore – et dans l’armée française. C’est une question tellement intéressante que je vais en faire le point de départ de mon explication.

Si Miss Météo et Ice avaient été français, ils n’auraient jamais autant proféré de vulgarités, et de grivoiseries. Je n’aurais pas non plus imaginé Andreas Van Allen en gradé tyrannique, et borderline dans sa manière de traiter une femme sous ses ordres. Par respect pour l’institution, qui m’a paru trop proche de nous ? Probablement, dans un premier temps.

J’ai pensé, ensuite, que ça ne ferait rêver personne. Grave erreur… Le temps (et l’été) m’ont appris qu’écrire des romances se déroulant dans des univers plus réalistes émoustillait le lecteur. D’autant plus si on y injectait une part de fantasme susceptible de corrompre une douce héroïne…

Alors quoi ?

J’en sais plus désormais (j’imagine que j’aurai fait le tour du sujet à la fin des corrections du troisième tome…). J’ai toujours revendiqué cet hommage aux films qui ont marqué mon adolescence. Above All en est l’archétype parfait, avec ses clichés, ses couchers de soleil, et ses démonstrations de force à base d’accolades bourrues toutes américaines. Je me suis follement amusée en l’écrivant, je l’ai encore plus savouré en le corrigeant.

Écrire en prenant des distances avec le monde tel qu’on le connaît permet aussi de s’affranchir de certaines limites. J’ai beaucoup travaillé mon sujet pour donner des ailes à mon récit, et je me suis accordée beaucoup de libertés pour satisfaire aux exigences de mon scenario. Mon consultant, spécialiste en aviation militaire, a dû lever les yeux au ciel un bon paquet de fois ! Sans compter que je lui soumettais de la même manière les scènes de décollage, et celle de fesses… Facétieuse que je suis.

En plus concis, Above All est un concentré de ça :

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en passant par là :

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saupoudré de ça :

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et très inspiré de cette scène-là :

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(ah, oui encore… Dire que j’ai vu le film à 15 ans, en compagnie d’un gros nase… Sic.)

Above All appartient à ce pan de ma production que je qualifie aujourd’hui de rêverie hollywoodienne. Avec Jewels, et un autre texte qu’il me faudrait travailler pour vous le faire découvrir. Les années ont passé, je tends à faire de mes amazones, de fausses Girl Next Door. Elles semblent avoir la répartie moins tapageuse qu’Alexi Snow, et vivent en métropole.

Qu’on ne se méprenne pas, je ne regrette rien ! Et j’ai hâte que vous découvriez la suite des aventures de l’équipage du Percival ! J’attends, entre autre, que vous me parliez de cette fameuse scène de dispute sur fond de tempête tropicale, qui incarne à elle seule l’esprit de mon texte !

Hollywood mon amour, avec ses excès, et mes compromis so frenchy

Et si je vous en donnais un menu aperçu ?

(…)

 »  Tout s’écroulait à nouveau. J’étais seule. Une habitude, peut-être même un présage pour me dissuader d’en vouloir plus.
Andreas s’assit lourdement dans le sable, une cinquantaine de mètres plus loin, et tira une cigarette de sa poche.
Mes sentiments étaient trop forts pour que je les ignore. Tant pis pour la douleur, tant pis pour le chagrin.
Je me levai à mon tour pour rejoindre la plage. Des rafales de vent soulevèrent mes cheveux tandis que j’approchais. Lui ne bougeait pas. Il fixait l’horizon, sa cigarette tenue distraitement entre le pouce et l’index.
— Tu peux partir, Alexi. J’ai laissé les clefs de la voiture sur la table.
Après la colère, les regrets.
J’étais debout à ses côtés.
— Je ne peux plus, Andreas.
Les épis de sa tignasse en bataille s’agitèrent. Le vent gémit plus fort, entrecoupé par le ressac des vagues sur les rochers à quelques mètres de nous. L’air frais venant du large me percuta de plein fouet et je sursautai.
— Tu as froid ? me demanda-t-il, soudain préoccupé par ce que je devenais.
Des frissons parcouraient également les bras forts qui m’avaient étreinte.
— Va-t-en, se reprit-il. Va retrouver Pierce. Lui au moins pourra t’offrir ce dont tu rêves.
Je m’accroupis près de lui.
— Tu n’en as pourtant aucune idée…
— C’est faux ! s’agaça-t-il. Toi aussi, tu cours après le grand amour, le prince charmant, ce genre de connerie ! Je n’ai pas ça en stock, Alexi.
— Je ne t’ai jamais demandé de m’épouser ! Et les princes charmants ne m’ont jamais fait rêver !       Pourquoi est-ce qu’on est encore en train de s’engueuler, Van Allen ?
Je hurlai pour couvrir le fracas de l’eau sur le sable,  et libérer ma rancœur.
Lorsqu’Andreas  tourna son visage vers moi, ses yeux clairs me transpercèrent.
— Une partie de moi ne peut pas s’empêcher de te vouloir !
Son aveu m’arracha une nouvelle fois le cœur.
— Ça ne m’était jamais arrivé depuis Darlene ! continua-t-il en écrasant sa cigarette dans le sable. Ça me rend fou parce que c’est en train de tout changer dans ma vie !
— C’est ce qui arrive quand on a envie d’être avec quelqu’un, non ?
Je faillis dire quand on tombe amoureux… »

(…)

Above All T2 : Résister, à paraître le 25 octobre 2015
Battista Tarantini, Angels Editions – Tous droits réservés

24 réflexions au sujet de « Above All, mon rêve hollywoodien »

  1. Le fait que ce soit l’armée américaine n’a été aucunement dérangeant au contraire ça met un peu plus d’exotisme au récit 😉
    Et cette tempête tropicale donne l’impression que la mise à nue de certains sentiments (et sans doute d’autre chose) va avoir lieu. L’impatience de lire la suite des aventures sur le Percival grandit au fur et à mesure des extraits qui s’égrainent au fil des jours.

    1. Il est vrai que j’aurais pu mieux développer le côté exotique de la chose. Cela me fait plaisir de voir que des lectrices l’aient vu comme ça aussi.Quant à cette tempête… Elle a fait couler beaucoup d’encre, un jour je vous raconterai ! Merci d’être venue commenter 🙂

  2. Je trouve toujours les mecs en uniforme plus sexy autre atlantique donc, armée US ça me plait.
    De plus, en parlant d’un milieu « moins » proche, on peut se laisser aller et broder autant qu’on veut.

    De plus, le côté exotique des lieux laisse rêver.

    A bientôt pour la suite.
    Bisous

  3. Hey! 🙂 Cet extrait met en appétit ! 🙂 toujours aussi impatiente de pouvoir découvrir la suite des aventures de Miss Météo et Ice <3
    Il est vrai que le côté US fait toujours rêver mais je suis d'accord avec le fait qu'une situation dans laquelle on peut vraiment s'identifier avec des endroits que l'on connait peut avoir son charme et être même très attirant … intriguant … excitant ! On se dit et pourquoi pas nous ??? ^^ Je me le dis tout le temps … Le rêve de la lectrice de romance de base … trouver son Ice, Son S. <3

    1. Et comme je suis impatiente de vous livrer cet opus ! Plus d’action, plus de sentiments, plus de… sexe aussi 😉 Et oui, je crois que toutes les lectrices de romance rêve de cet homme, peu importe lequel d’ailleurs. Il est un condensé de ceux qu’elle a croisé au détour d’une page. Le tien, il serait comment alors ? ^^

      1. J’ai aimé vous lire les filles ! J’ai même pris des notes ! D’abord pour vous envoyer le prince charmant si je le croise pour de vrai, un jour. Ensuite pour créer un nouvel homme de papier 😉 Un fait-sur-mesure !

        1. ah oui ? 😉 hâte de voir ça 😉 et pour ce qu’il s’agit du prince charmant il a dû se faire gober par un mammouth égaré ou il s’est paumé dans la forêt enchanté à vouloir suivre un feu follet farceur qui le fait tourner en rond. (ou ii y a de l’imagination ce soir ^^ )

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